Août 1994



1994 : jamais, depuis des décennies, le Stromboli n'a été aussi actif : au moins une douzaine de bouches explosent à leur rythme, souvent simultanément. D'un énorme hornito déborde de façon frénétique et désordonnée une belle lave couleur groseille ; un petit soupirail à sa base expulse des bombes. Le lendemain, il s'est métamorphosé en une bouche de plusieurs mètres de diamètre, oeil de cyclope qui projette en tir tendu, toutes les 2-3 secondes, des gerbes de bombes. Plusieurs fois dans la nuit, il s'obture pendant une dizaine de secondes et se débouche en un hurlement terrifiant dont on peut mesurer l'intensité au nombre de têtes hagardes qui sortent de leurs duvets...

Le cratère principal


Au 1er plan, l'auteur du site, avec Jean-Marie Courbès.
Au petit matin.

Les cônes jumeaux


Les deux cônes jumeaux de 15-20 mètres de haut sont en étroite relation bien que ne fonctionnant pas toujours simultanément : l'un est nettement explosif (à gauche) ; l'autre émet, à intervalles très irréguliers, de spectaculaires jets de gaz sous très forte pression, dépassant 80 mètres (au centre et à droite).


Un an après.

Le cône principal


Le soir (Jean-Marie Courbès est en silhouette au premier plan).


Le cône principal, d’environ 30 m de haut, a vu son activité complètement transformée en 24 heures. La première nuit, son activité est constamment explosive avec toutes les 10 à 15 minutes un soubresaut entraînant l’expulsion violente de bombes, à au moins 100 m de haut ; la bouche à sa base -simple ouverture rougeoyante- ne fait qu’émettre quelques bombes à ces moments là (en haut). La seconde nuit, cette dernière bouche s’est nettement ouverte et capte une partie de l’énergie du cône. Devenue un véritable " obusier ", elle tire à l’horizontale toutes les quelques secondes, dans un fracas impressionnant, des salves de bombes qui arrosent tout le cratère (en bas).


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