Waimangu (février 2004)

Vues aériennes  


Waimangu, en Cessna : de gauche à droite, le lac de cratère Inferno et le lac chaud Frying Pan.

Cratère de l'Enfer


Le lac Inferno se trouve dans un cratère qui a explosé en 1886. De 30 m de profondeur, sa température est de 80 °C. Il est très acide, avec un pH parfois de 2,1. Son niveau suit des cycles aux rythmes compliqués.
La partie supérieure des dépôts de silice blancs marquent le niveau de débordement.
 

Lac Fying Pan


Au premier-plan, le lac Frying Pan ("poêle à frire"). Avec, ses 38 000 m² et ses 200 000 m3, c'est le plus grand lac d'eau chaude (55 °C) du monde. Les dépôt derrière ont été formés par l'éruption de 1917 du cratère Echo, formé le 10 juin 1886. Plusieurs activités y ont eu lieu : éruptions du geyser Waimangu (1900-1904), éruptions hydrothermales (1915, 1917, 1924 et 1973). Au fond, en arrière-plan, le Tarawera.


Gros plan du lac Frying Pan : acide (pH 3,5), gaz carbonique et hydrogène sulfuré lui donnent l'impression d'être en ébullition.

Cratère Echo


Le lac Frying Pan déborde par ce ruisseau à une température d'environ 50 °C, avec un volume de 110 litres par seconde. Ses eaux très minéralisées forment de petites terrasses colonisées par des algues bleues et vertes. Le surplombant, les Rochers de la Cathédrale sont formés de laves rhyolithique d'au moins 50 000 ans d'âge, donc beaucoup plus anciennes que le volcan Tarawera. Décapités par l'éruption du Frying Pan flat, le 1 mai 1917, ils ont depuis été rebaptisés le Rocher de Gibraltar. Une vague dépression, encombrée de végétation, marque l'emplacement désormais muet du plus puissant des geysers jamais observés sur Terre : de 1900 à 1904, le Waimangu ("eau noire" en maori), expulsait en effet régulièrement un jet d'eau chaude, de boue et de blocs rocheux à une hauteur de 450 m...

Sources chaudes et dépôts de silice


Nga Puia o te Papa "Sources d'eau chaude de la Terre" en maori.


Ecoulement d'eau chaude, à remarquer les "banquettes" de silice.

Terrasses de Marbre


Issues de la Piscine Iodine (en arrière-plan) à une moyenne de 97 °C, ses eaux très riches en silice forment ces terrasses colonisées par des algues.

Terrasse Warbrick

 


La Terrasse Wardbrick, du nom d'un célèbre guide local maori, est, comme la terrasse de Marbre, un ensemble de plate-formes en silice colonisées par des algues.


La vallée de Waimangu se découvre à pied par un sentier balisé qui descend jusqu’aux berges du lac Rotomahana, face au Mont Tarawera. C’est une agréable randonnée qui permet d’approcher plusieurs des cratères formés lors l’éruption du 10 juin 1886 dans la portion méridionale de la fracture. Ils sont désormais occupés par de petits lacs alimentés par les multiples sources – dont la plupart ont une température élevée – qui sourdent çà et là dans le fond de la vallée.

* Informations par l'Institute of Geological and Nuclear Sciences of New Zealand (en anglais)


Waimangu

Voyages volcaniques personnels : Océan Pacifique : Nouvelle-Zélande

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