Fabliaux


Sur le modèle du fabliau du Moyen Age "La vieille qui oignit la paume du chevalier", ces deux fabliaux ont été écrits, sous ma direction, en 1999, par la 5e D par : 
Ahmed, Sonia, Andréi, Dimitri, Wendy, Amine, Bintou, Christina, Kandé, Imade, Jamel,  Linsay, Laurent, Souad, Myriam, Kueeny, Aïda, Asma, Belinda, Christelle.

1) LE VILAIN QUI VOULAIT DU VIN
Je voudrais vous conter l'histoire d'un vilain pour vous réjouir.
Deux riches bourgeois avaient une fille, ai-je lu, la plus belle du monde ; sa peau était de la blancheur éclatante de la neige, ses cheveux de la couleur de l'or étincelaient comme le soleil.
Un jour, alors qu'elle était partie dans les champs, comme chaque après-midi, pour cueillir des fleurs, Aurore se fit enlever par un jeune homme pauvre qui était tombé fou amoureux d'elle. Quand ses parents l'apprennent, ils s'en vont sans plus attendre envoyer un messager aux villages environnants promettre un énorme pot de vin à celui ou celle qui la ramènera ou permettra de la retrouver. Mais cette promesse reste vaine car les villageois connaissaient le ravisseur et se réjouissaient de son bonheur. Les parents, tristes et marris, promettent un pot de vin encore plus énorme. Rencontrant un seigneur de leurs amis, ils lui confient leurs ennuis. Le seigneur, de retour chez lui, rassemble ses vilains et leur narre la mésaventure de ses amis. Un d'entre eux se rappela alors avoir vu, quelques jours auparavant, un jeune homme accompagné d'une jeune fille, la plus belle du monde. Le vilain, qui n'entend pas malice, va tout droit chez les parents. Ils étaient devant leur maison.
- Vilain, que fais-tu là ?
- Pour Dieu, noble personne, pardonnez-moi. On m'a dit d'aller vous trouver afin de recevoir un énorme un pot de vin : je sais qui a enlevé votre fille et où elle se trouve.
- Qu'est-ce qui nous prouve que vous dites la vérité ?
- Votre fille a la peau de la blancheur éclatante de la neige, et ses cheveux de la couleur de l'or étincèlent comme le soleil.
- Oui, c'est bien notre fille Aurore !
A ces mots, les parents rentrent chez eux et, quelques minutes plus tard, en ressortent avec une énorme bourse qu'ils tendent au vilain.
- Quelle étrange façon de mettre du vin !
- Que dis-tu vilain ? Voici le pot de vin que nous t'avions promis !
- Ca, un pot de vin !? Moi qui comptais le boire tout de suite !
- Avec cela, vilain, tu pourras t'acheter autant de pots de vin que vouldras !

2) LE MARCHAND QUI N'ENTENDAIT RIEN
Je voudrais vous conter l'histoire d'un marchand pour vous réjouir. La veille de la grande foire annuelle de Dijon, plusieurs marchands arrivèrent devant l'auberge de la "La truie qui file" et demandèrent une chambre. L'aubergiste leur annonça qu'hélas il 'en restait qu'une, et qu'elle serait pour celui qui verserait un bon pot de vin. Tous sortirent de l'auberge en claquant la porte, sauf un qui lui dit accepter la proposition. Il se précipita dans une taverne et revint quelques instants plus tard avec un panier recouvert d'un tissu. Il héla l'aubergiste et lui tendit le panier. Celui-ci, émerveillé par l'énormité du pot de vin, souleva le tissu. A la fois surpris, étonné et déçu, il s'écria : "Tu te moques de moi ?! Tu me prends pour un ivrogne ?! Je ne voulais pas ce pot de vin, mais que tu me oignes la paume". Le marchand se précipita alors dans l'abattoir le plus proche et revint quelques instants plus tard, avec le même panier recouvert du même tissu. Il héla de nouveau l'aubergiste qui sortit, les mains sur ses reins. Le marchand passe derrière lui et de son lard lui frotte la paume. Quand il sent sa paume graissée, il jette les yeux sur lui :
- Bon homme, que fais-tu là ?
- Pour Dieu, aubergiste, pardonne-moi. Tu m'as dit d'aller te trouver afin de te graisser la paume, ainsi je pourrais être quitte et avoir ma chambre.
- Quand je t'ai dit de le faire, j'entendais la chose autrement : je veux un dessous de table !
- Mais comment pourrais-je te trouver cela ?
- Tu n'as toujours pas compris : depuis le début, j'espérais des espèces sonnantes et trébuchantes, en plus du prix de la chambre.


Autres travaux de création des élèves :

LA CIGALE ET LA FOURMI
LA CIMICAIRE ET LA FOVEA
LA CIGARETTE ET LA FOURMILIERE

LA CIBLE ET LA FOULQUE
LA CIBOULETTE ET LA FOURBERIE
= S + 7
ARNOIRE BALTRONC...
Fictionnaire
LE VILAIN QUI VOULAIT DU VIN
LE MARCHAND QUI N'ENTENDAIT RIEN
Fabliaux

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