ON EST BIEN COMME ON EST

5) A la ferme


Un peu plus tard, les parents arrivés à la ferme entendirent CATACLOP CATACLOP CATACLOP et des ... HHHIII !
Très inquiets, ils se précipitèrent. Tout à coup, leur cheval surgit devant eux et franchit d’un bond la haie, suivi de Delphine et Marinette. Celles-ci, en voyant leurs parents, s’arrêtèrent net, et s’exclamèrent :
- Papa, maman ?! Qu’est-ce que vous faîtes ici ?! Pourquoi n’êtes-vous pas à l’école ?
Parents : - Et notre cheval ?! Pourquoi se sauve-t-il ?
Delphine : - Et bien... J’ai voulu atteler le cheval parce que je voulais ramasser le fumier... Il n’avançait pas et c’est pour cela que je l’ai fouetté...
Père : - Fouetté ? Comment ça ? C’est normal qu’il n’avançait pas : il ne reconnaissait pas ma voix ! De toute façon, ça ne se fait pas de fouetter les animaux, et surtout pas le cheval...
Marinette : - Et toi, tu ne t’es pas gêné pour me battre quand j’étais en cheval !
Delphine : - Et vous d’abord, vous ne nous avez pas répondu : pourquoi n’êtes-vous pas à l’école ? Vous avez été renvoyés ou quoi ?
Père : - Ne me parlez pas sur ce ton, je suis quand même votre père...
Mère : - Et moi votre mère !
Père : - De toute façon, le plus important n’est pas là : puisque le cheval s’est échappé, il faut absolument que je vous apprenne à conduire le tracteur, et tout de suite...
Delphine et Marinette : - Moi ! Moi ! Moi ! Moi !
Delphine : - C’est moi la plus grande ! C’est moi qui commence !
Marinette : - Comment la plus grande ? Je suis aussi grande que toi, maintenant !
Père : - Arrêtez de vous chamailler! Je ne veux pas qu’il y ait de jalousie entre vous ! Je vous promets que vous conduirez toutes les deux, mais en attendant je vais vous faire une démonstration.
A ces mots, il monta sur le tracteur avec l’aide de ses filles, s’assit avec peine et s’aperçut alors qu’il était trop petit pour atteindre les pédales. Il se mit debout, tourna la clé, appuya sur l’embrayage, passa la première, et, en voulant accélérer, se pencha en avant pour appuyer sur la pédale. Le tracteur fit un bond brusque et ... BAAANG : il venait d’enfoncer l’arrière de sa voiture.
Père : - Me voilà bien avancé ! Plus de cheval ! Plus de voiture ! Et en plus, je suis trop petit pour conduire ce tracteur ! Bon, allez Delphine, viens essayer.
Delphine, toute contente, monta sur le tracteur, s’assit, tourna la clé, appuya sur l’embrayage, passa la première, accéléra trop brusquement en tournant le volant. Le tracteur se dirigea droit dans le poulailler, enfonça la clôture et ... COOOT ! COOOT ! COOOT !
Les poules complètement affolées partirent en tous sens et le père s’écria : "  Plus de cheval ! Plus de voiture ! Plus de poules ! Bon, allez Marinette, viens essayer à ton tour ".
Marinette, toute contente, monta sur le tracteur, s’assit, tourna la clé, appuya sur l’embrayage et, au lieu de passer la première, passa la marche arrière, accéléra trop brusquement en tournant le volant. Le tracteur se dirigea droit dans le troupeau de vaches, enfonça la clôture et ... MEUUUH ! MEUUUH ! MEUUUH !
Les vaches complètement affolées partirent en tous sens et le père s’écria : " Plus de cheval ! Plus de voiture ! Plus de poules ! Plus de vaches ! J’abandonne ! Je cours à la ruine ! ".


(Aquarelle : Pascale Maguerez).

Suite et fin : retour à la normale

Chapitres de ce conte (pour passer au chapitre suivant, le plus simple est de cliquer sur l'aquarelle) :


1) Le réveil des "petites"


2) Le réveil des "grands"

3)
Dans la cuisine

4)  A l'école

5) Dans la ferme

6)
Retour à la normale

Contes : On est bien comme on est

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