ON EST BIEN COMME ON EST

3) Dans la cuisine (un peu plus tard)


Delphine : - Je me demande comment nous allons faire pour l’école : vu nos tailles, la maîtresse ne nous reconnaîtra pas et donc ne nous acceptera plus.
Père : - Dans le fond, tu n’as pas complètement tort. C’est un vrai problème !
Mère : - Et bien, c’est très simple, nous irons à votre place...
Père : - C’est facile pour toi : tu ressembles à tes filles ! Mais moi, je suis un garçon et pas une fille !
Mère : - Supposons que l’on dise à la maîtresse que Marinette est malade et que son petit cousin Pierre est venu à la maison lui tenir compagnie le soir et lui donner ses devoirs après avoir été à l’école dans la journée...
Père : - Pour une fois, tu n’as pas complètement tort...
Mère : - Comment ça, pour une fois ? C’est moi qui ai toujours toutes les bonnes idées !!!
A ces mots, la bagarre se déclencha : le père se jeta comme une furie sur sa femme, lui donna un grand coup de pied ; celle-ci lui tira les cheveux en le griffant et ils tombèrent tous les deux à terre. Delphine et Marinette affolées les tirèrent afin de les séparer et leur demandèrent d’arrêter de faire les enfants : il y avait des décisions importantes à prendre.
Mère : - Excusez-nous : nous avons honte de nous être emportés devant vous.
Delphine : - Ca va pour cette fois, mais ne recommencez plus jamais !
Père : - De quoi on parlait, au fait ?
Marinette : - On en était que... je serais malade... on dirait que mon cousin viendrait me tenir compagnie le soir et que dans la journée, il irait à l’école à ma place avec maman.
Père : - Et moi, je vais à l’école avec les robes de Delphine ou de Marinette ?
Mère : - De Marinette évidemment, puisque moi je mettrai celles de Delphine !
A ces mots, le père se jeta de nouveau comme une furie sur sa femme et Delphine et Marinette les tirèrent afin de les séparer.
Mère : - Mais c’était une plaisanterie, pauvre idiot !
Père : - Pauvre idiote, toi-même !
Delphine : - Oh non ! Ca ne va pas recommencer !... Je vais aller au marché tout de suite t’acheter des vêtements de garçon. Mais... au fait, je n’ai pas de quoi les acheter.
Le père se dirigea alors vers le buffet, prit un tabouret, monta dessus, ouvrit le tiroir du haut et, en tirant une boîte à sucre, bascula en arrière et ..
. MIAAAOU : il venait d’écraser la queue du chat dans sa chute. Delphine et Marinette se précipitèrent pour ramasser l’argent éparpillé sur le sol.
Père : - Bref ! Revenons à nos moutons...
Marinette : - Mais quels moutons ? Nous n’en avons pas !
Père : - C’est une expression pour dire qu’on va revenir à notre discussion : les décisions à prendre. Le plus urgent à régler, c’est la ferme qui nous fait vivre et tous ses travaux : traire les vaches ; nourrir les chevaux, les cochons, les boeufs, les poules, les canards, l’âne ; nettoyer les écuries ; ramasser le fumier ; labourer les champs ; aller au marché...
Mère : - Ce sera votre travail dès aujourd’hui, avec notre aide et nos conseils et quand nous serons à l’école, il faudra vous débrouiller toutes seules.


(Aquarelle : Pascale Maguerez).

Suite : à l'école

Chapitres de ce conte (pour passer au chapitre suivant, le plus simple est de cliquer sur l'aquarelle) :


1) Le réveil des "petites"


2) Le réveil des "grands"

3)
Dans la cuisine

4)  A l'école

5) Dans la ferme

6)
Retour à la normale

Contes : On est bien comme on est

[ Plan du site ] Accueil ]