(e-peinture : Olivier Catté)


Ce conte a été écrit en 2001, à la suite d'un travail sur le monde du conte et ses caractéristiques formelles et narratives, par la 6e A du collège Le Village de Trappes:
Bruno, Oumou, Mehdi B., Nawelle, Yohann, Mickaël, Khadija, Nasredine, Mélanie, Stéphanie, Antoine, Jennifer, Sofia, Marie-Paulina, Fatoumata, Jonathan, Magali, Cynthia, Grégory, Nadège, Abdoulaye, Daouda,  Mehdi Y.

Il était une fois un jeune garçon qui avait un grand nombre de frères et de soeurs. Il avait remarqué que lorsqu'on a un malheur, alors tout le monde s'occupe encore plus de vous et il était très malheureux car il ne connaissait pas le malheur. Il faisait tout ce qui portait malheur, cherchait sans arrêt à se faire punir, ne respectait jamais les interdictions de ses parents et multipliait les bêtises. Il n'était pas puni car ses parents disaient que les bêtises, c'était de son âge. Quand son frère aîné essayait de le frapper, à chaque fois ses parents intervenaient : il ne pouvait jamais être malheureux.
    Un jour, sa mère l'envoya chercher du pain ; comme elle n'avait pas de monnaie, elle lui donna un billet de 200 francs et lui dit : "Tâche de ramener la monnaie !". Quelques minutes plus tard, il arriva devant la boulangerie. Là, une vieille dame l'appela et lui demanda :
- Peux-tu m'acheter du pain ? Je viens de faire mes courses et je suis trop chargée !
- Bien sûr, madame, répondit-il immédiatement.
Elle lui donna un peu d'argent et il entra dans le magasin. Il demanda à la boulangère un quart de baguette et pour 200 francs de bonbons.
- Je n'en crois pas mes oreilles ! Je ne pense pas que ta maman t'ait donné 200 francs pour acheter des bonbons !
- Maman m'a dit : "pour ton anniversaire, achète des tonnes de bonbons avec ces 200 francs".
- Comme c'est ton anniversaire, en plus je t'offre un gâteau au chocolat avec ton nom écrit à la chantilly dessus.
Il sortit le quart de baguette sous le bras, le gâteau à la main et les poches bourrées à craquer.
- Enfin ! J'aurais eu le temps de rentrer chez moi ranger les courses, me reposer et revenir ! Pour te récompenser, je te donne le don qu'à chaque fois que tu feras une bêtise, tu seras félicité.
Il lui donna son quart de baguette et rentra chez lui. Un peu plus loin, sur le trottoir opposé, il entendit un chat miauler. Il traversa la rue et vit un vieux monsieur sur une échelle qui essayait d'attraper son chat noir. Il en profita pour passer dessous, fit demi tour et continua son chemin.
Un peu plus tard, il était chez lui et sa mère lui demanda :
- Pourquoi as-tu mis autant de temps ? Tu as mis le pain dans tes poches ? et d'où vient ce gâteau?
- La boulangère n'avait plus de pain, donc j'en ai profité pour acheter 200 francs de bonbons et, pour me remercier, elle m'a offert ce gâteau au chocolat.
- Avec ton nom écrit dessus ? Tu es vraîment sûr qu'il n'y avait plus de pain ? A ton âge, j' aurais acheté encore plus de bonbons que toi ! Va donc dans une autre boulangerie et profites-en pour sortir le chien.
Il sortit de chez lui, son chien en laisse. Tout à coup, surgit devant lui le chat noir qu'il avait vu auparavant dans l'arbre. Le chien tira brusquement sur la laisse pour l'attraper ; il fit exprès de la lâcher, en espérant cette fois qu'il lui arriverait des ennuis. Le chien fit un bond  ; le chat l'esquiva avant de s'enfuir en direction du cimetière et arriva devant une étrange et sinistre maison. Une vieille dame toute ridée, le nez crochu avec une verrue dessus, à l'haleine fétide et coiffée d'un long chapeau noir et pointu descendit alors du grenier. Elle lui demanda d'une voix aigue :
- Qui ose s'aventurer dans mon domaine ?
- Je suis là car mon chien poursuivait un chat noir...
- Pour la peine, tu auras comme don qu'à chaque fois que tu boiras, tes cheveux pousseront indéfiniment ! Dégage maintenant sinon... 

Elle sortit sa baguette et il décampa sur le champ. Il appela son chien et courut à toute vitesse jusqu'à chez lui. Sa mère lui demanda :
- Pourquoi as-tu mis autant de temps ? Où est la baguette ?
- J'ai perdu l'argent en essayant de rattraper le chien. j'ai tellement couru que je pourrais boire une rivière entière !
- Va donc te servir un bidon entier d'eau.
    Il se rendit à la cuisine et vida une bouteille entière d'eau en moins d'une minute. Immédiatement, ses cheveux se mirent à pousser et atteignirent le sol. Il appela sa mère qui se précipita. En le voyant, elle hurla :
- Tu as pris une potion ? Enlève ta perruque !
- Maman, ce n'est pas une perruque. C'est une sorcière qui m'a jeté un sort car je suis rentré chez elle en porsuivant mon chien.
- Arrête de dire des bêtises, je vais te couper les cheveux avec la tondeuse. On verra bien si tu es ensorcelée...
Elle alla immédiatement en chercher une, la brancha et attrapa une poignée de cheveux. Elle les coupa mais, en clin d'oeil, ils repoussèrent. Elle avait beau couper, ça ne servait à rien ! Elle appela alors au téléphone : ses voisins, ses voisines, ses frères, ses soeurs, ses oncles, ses tantes, ses cousins, ses cousines, ses neveux, ses nièces ; bref, la France entière ! 

Depuis ce jour là, il est très heureux car toute la France s'occupe de lui.


Contes


L'eau qui faisait pousser les cheveux

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