La petite étoile colorée


(Crayonné : Olivier Catté)


Ce conte a été écrit en 1998, sur le modèle du " Petit chaperon rouge ", par la 6e D du collège Le Village de Trappes
Zouhoure, Ahmed, Sonia, Céline B., Andréï, Fatima, Wendy, Mamadou, Koumba, Kandé,Samba, Jamel, Linsay, Laurent, Saïd, Souad, Hishem, Cédric, Myriam, Céline L., Kueeny, Jean-Yannick, Asma, Khadidiatou et Belinda.

Il serait une fois, en l’an 19²936, du temps du règne de Harvï Woï XX, une petite fille qui vivait sur une planète du nom de Krippt. Avec ses cinq paires de tentacules multicolores et ses écailles scintillantes, c’était la plus jolie qu’on eût su voir ; sa mère en était folle, et sa mère-grand encore plus. Elle était si scintillante que partout on l’appelait " la petite étoile colorée ".
    Un jour, sa mère lui dit : " Va porter un peu de cette encre à ta mère-grand, on m’a dit qu’il n’y en avait plus sur sa planète ".
    La petite étoile colorée décolla aussitôt pour l’aller la voir sur sa planète. En cours de route, il survint une fuite d’oxygène dans le module 486, et elle fut obligée de se poser sur la première planète venue.
    Là, elle rencontra un être immonde, qui n’avait que quatre courts tentacules recouverts d’une enveloppe brillante ; de plus, sa tête était surmontée de poils ; enfin, ses yeux se dissimulaient sous une surface noire réfléchissante.
    Il lui demanda où elle allait ; la pauvre enfant, qui ne savait pas qu’il est dangereux de parler à un homme, lui dit :
               - Je vais voir ma mère-grand et lui porter ce pot d’encre, mais j’ai une fuite d’oxygène dans le module 486.

- Ca tombe bien, je suis mécanicien et, si tu veux, je peux t’aider.
Une fois la réparation effectuée, l’homme lui demanda :
- Demeure-t-elle bien loin ?
- Oh ! oui, à 115 années lumière, sur la planète Okaï, dans la grotte, derrière les trois plus hautes montagnes.
- Eh bien, je voudrais l’aller la voir aussi pour lui apporter de l’encre de ma planète. Si tu veux, tu prends le chemin d’Andromède et moi, celui de la Voie Lactée ; nous verrons qui plus tôt y sera.
- Je suis d’accord.
La petite étoile colorée s’attarda à ramasser des météorites et, pendant ce temps, l’homme bondit sur Okaï. En arrivant, il repéra les trois montagnes et se posa à proximité de la grotte.

Il appela la mère-grand et celle-ci demanda qui était là.

- C’est moi votre petite étoile colorée, qui vous apporte de l’encre que ma mère vous envoie.
- Tire le levier et la pierre pivotera.

Il se précipita sur elle, sortit son paralyseur, l’immobilisa et la ramena dans la soute de sa fusée. Après l’avoir dupliquée, il retourna le plus vite possible. Une fois l’image de la mère-grand projetée sur son lit, il se mit dessous et attendit.
Peu de temps après, la petite étoile colorée appela.

- Qui est là ? dit l’homme, avec la voix de la mère-grand.
- C’est moi, votre petite étoile colorée qui vous apporte un peu d’encre que ma mère vous envoie.
- Tire le levier et la pierre pivotera.

Elle entra et s’approcha près d’elle.

- Que tu as l’air immobile !
- C’est pour mieux t’observer, mon enfant !
- Que tu as l’air pâle et transparente !
- C’est parce qu’il me faut de l’encre pour retrouver mes couleurs !
- Que ta voix est grave, semblable à celle de l’homme qui m’a aidée !
- Tu as raison, c’est bien moi  !

    Sortant de dessous le lit avec son paralyseur à la main, il lui tira dessus et, une fois immobilisée, il la souleva et l’emmena vers sa fusée.
    Un montagnard qui passait par là le vit passer et s’approcha à pas de loup. Arrivé derrière lui, il étendit un de ses tentacules, lui tapota l’épaule avec et, quand l’homme se retourna, lui projeta de l’encre sur son casque. Aveuglé, il laissa tomber la petite étoile colorée et avant qu’il ne puisse prendre son paralyseur, le montagnard s’agrippa à lui et dévissa son casque. L’homme s’écroula par okaï et sa tête explosa. Le montagnard ramassa son paralyseur, inversa sa polarité, appuya sur la gâchette en visant la petite étoile colorée.
    Elle retrouva alors l’usage de ses tentacules et de sa voix, et lui dit : " Je crois que ma mère-grand se trouve dans la soute de la fusée qui appartient à cet homme sans tête ".
    Le montagnard alla délivrer la mère-grand qui l’invita à prendre un peu de son encre chez elle.

 Moralité : Mieux vaut réviser son module 486 que d’écouter un homme.


Contes

 


On est bien comme on est


Les trois épreuves de la tortue

Le pouvoir de l'orchidée

La petite étoile colorée

L'eau qui faisait pousser les cheveux

Un jouet pas comme les autres

La potion magique de Georges Bouillon

Yvan le ballot

:
Contes

[ Plan du site ] Accueil ]